Historique
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Le moulin cavier trouve son origine en Anjou vers 1546.

Celui de Bléré construit en 1848, sur le coteau sud de la commune, par Monsieur Bergeault  propriétaire à Bléré d'un certain nombre de parcelles.
De 1859  à 1877 le moulin est déclaré imposable.
Il avait la double vocation de moudre le grain et de permettre l’activité de vigneron.
 
Son bâtisseur le revend à un piqueur de meules de métier surnommé "Berry deux bottes". Le  piqueur de meules était un intervenant allant de moulin en moulin pour rhabiller les meules usagées. Ainsi, M Popineau acquiert ce moulin en 1869. Alors qu’il en est le propriétaire en 1877 il cessera de le  faire fonctionner. Il le revendra en 1902. L’arrivée des minoteries et les quotas imposés aux moulins à vent eurent raison de leur existence.

Après avoir appartenu à 7 propriétaires, il est acquis par la ville de Bléré en 2003. Lors de son rachat, il ne restait que la partie centrale ( massereau) dont le sommet avait été obturé.

En 1901, telle l’atteste la photo, il possède encore la hucherolle et son échelle.

Nous remarquons la présence seulement d’une paire d’ailes. La raison est simple, il fallait prouver à l’administration fiscale l’impossibilité que le moulin puisse tourner pour ne pas être taxé par celle-ci. Face au flou de ce texte de loi beaucoup de meuniers pour ne plus être taxés furent obligés de casser leur moulin, la mort dans l’âme.
 
C'est pourquoi en 1922, André Cheron, ministre de l’agriculture sous la 3ème république  intervient pour que l'on admette qu’on cesse d’imposer les moulins à vents non munis de leurs ailes à condition qu’ils deviennent à usage agricole (stockage de matériel ou bâtiment rural). Mais le vague dans l’article de loi laisse une large place au zèle du fisc qui pousse à la démolition des moulins pour ne plus les taxer. Nous sommes en droit de penser qu’ à Bléré nous avons eu la chance d’une administration fiscale compréhensive qui a permis à ce moulin de survivre.
 
Sur cette carte postale de 1901,  Il est visible que son état est très endommagé.
Sa subsistance tient probablement au fait que le dernier propriétaire ait posé deux cercles métalliques pour ceindre le massereau fait  de pierres de tuffeau. Ainsi il a mieux résisté aux outrages du temps et pu témoigner de l’existence en ce lieu d’un patrimoine meunier.
 
La photo prise en 2003 atteste, qu'avant son rachat par la ville de Bléré, d'une ruine cernée  de ronces et  taillis. D'un splendide moulin il ne restait que le massereau en trés mauvais état. Les 2 cercles métalliques servant à le maintenir posés par son dernier propriétaire apparaissent nettement à mi hauteur.

  Dans le massereau (partie centrale où était réalisé la production de mouture) il ne restait plus aucun des mécanismes. La charpente d'origine avait tellement souffert au fil des ans qu'il a été nécessaire de refaire celle-ci (voir rubrique travaux) .

La hucherolle (cabine en bois située au sommet du massereau dans laquelle se transforme le moment rotatif vertical des ailes en mouvement rotatif horizontal pour alimenter la meule) aurait disparu vers 1920 et la masse vers 1940.
 

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